J’ai rejoint la famille des croyants
J’ai rejoint la famille des croyants
Pratiquant sans foi, un homme rencontre un jeune prêtre à la foi débordante et redécouvre Dieu et le plaisir d’aller à l’église.
Son parcours
J’ai perdu la foi à l’adolescence. Il m’arrivait alors d’aller seul dans la chapelle de mon établissement religieux pour parler à Dieu. A l’époque, je ne me posais pas de questions : pour moi, Dieu était une force supérieure qui nous dominait, nous jugeait ou nous récompensait selon nos actions. Puis, il y a eu les études, l’entrée dans la vie active, le mariage, les enfants… Je me débrouillais tout seul, je n’avais pas besoin de Dieu.
Ma femme a élevé nos enfants dans la foi chrétienne, ce que je respectais en l’accompagnant à l’église deux fois par mois environ, en traînant des pieds. J’en profitais pour réfléchir sur moi-même. J’étais une sorte de pratiquant non croyant.
En allant aux obsèques d’une patiente, j’ai entendu un jeune prêtre. Ce jour-là, il nous parlait de l’importance de la vie de chacun pour Dieu. La foi débordante de ce jeune prêtre m’a interpellé. En sortant de l’église, je suis allé le remercier. Mais, j’avais envie de l’entendre à nouveau ; j’ai alors trouvé l’église où il est prêtre et suis allé l’écouter plusieurs fois avec ma femme. Elle était ravie que je l’emmène à l’église car elle est très impliquée dans la foi.
En écoutant à nouveau le prêtre à l’église, j’ai eu envie d’en savoir plus. Un dimanche, il m’a donné un prospectus Alpha en m’invitant à y venir. J’hésitais à y aller mais, curieusement, les jours qui ont suivi, le prospectus se retrouvait toujours sous mon nez. Je me suis décidé.
Le parcours Alpha
Une fois sur place, on m’a mis tout de suite très à l’aise. Les animateurs étaient très chaleureux et il y avait également un prêtre. Grâce à eux, j’ai pu arriver à dire pourquoi j’étais venu ; je cherchais une chose à laquelle je n’osais même pas songer. La foi, contrairement à ce que je pensais, n’était pas pour moi une histoire réglée. Au bout de trois séances, j’ai basculé. Autour de moi, les gens exprimaient leur foi et partageaient leurs interrogations.
La question de la foi, on se la pose toujours ; on la met de côté puis elle revient régulièrement. Dès que vous passez la barrière de la foi, les questions restent mais vous devenez plus libre pour les étudier en lisant la Bible et en écoutant les témoignages d’autres chrétiens.
Les questions sur la vie, la mort, la souffrance butent souvent contre un mur. En me jetant dans la foi sans plus me poser de questions, je me suis retrouvé de l’autre côté du mur, plus tranquille pour poursuivre mon chemin. Dieu est un Dieu d’amour qui nous demande simplement d’être là avec lui ; je suis arrivé auprès de Dieu chargé comme une mule et il n’a rien exigé de moi.
Et depuis
Maintenant, je vais à l’église par bonheur et envie, et non plus par obligation. J’ai rejoint la famille des croyants. Cela fait trente ans que je partage ma vie avec ma femme, nous partageons désormais notre foi et en discutons librement. Je la sens heureuse de ce qui m’arrive et m’a avoué avoir prié pour ça.
Les animateurs Alpha m’ont demandé de devenir animateur d’un petit groupe en faisant un exposé sur « Dieu guérit-il ? ». Au départ, j’ai hésité mais c’était ma façon de remercier Dieu. Dans cet exposé, j’insiste sur le fait que Dieu n’est pas responsable de nos malheurs.
Une femme qui a perdu son mari le jour de son mariage et son fils unique de maladie des années plus tard, me disait : « Tout ce que je demande à Dieu, c’est d’être présent à mes côtés sinon je ne peux pas m’en sortir ». Elle n’accuse ni Dieu ni le destin. Quand j’entends un témoignage de foi comme celui-là, j’ai envie d’en parler à ceux qui souffrent pour leur dire que Dieu n’est pas un Dieu punisseur qui nous abandonne. Dieu souffre avec nous. Dieu est présent quoi qu’il arrive.









